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CHAMPCUEIL, situé dans le Parc Naturel du Gâtinais Français, appartient à l’arrondissement d’Evry (Préfecture du département de l’Essonne) au canton de Mennecy et à la Communauté de Communes du Val d’Essonne (CCVE). La commune est très étendue, sa superficie totale est de 1635 hectares et regroupe 2630 habitants (dernier recensement de 1999).
Outre le Bourg, la commune comprend les hameaux de Beauvais et de Loutteville, ainsi que les écarts des Montcelets, de Malvoisine (ferme), de Noisement (2 fermes), du Buisson (château), des Montils, de La Padole … Champcueil est également traversé par l’aqueduc de la Vanne, du Loing et du Lunain qui fournit de l’eau à Paris (cet aqueduc fut construit de 1867 à 1874 et mesure 157km de longueur).
La majorité des terres cultivables est consacrée à la culture des céréales, mais les activités locales actuelles sont essentiellement médico-sociales : Hôpital Georges Clemenceau, Institut Médico Educatif (IME) « Le Buisson », Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) « La Briancière », Maison de retraite « Les Jardins de Séréna ».

Le blason évoque l’agriculture par les épis et les arbres de la proche forêt par les châtaignes. Le blason intérieur en bleu est celui de Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy.
Au XIe siècle, le territoire de Champcueil dépend du domaine royal, et appartient au comté de Corbeil qui est assigné aux reines de France, notamment Blanche de Castille et Marguerite de Provence, épouse de Saint Louis.
Au XIIe siècle, la paroisse est désignée sous le nom de Chancolia, qui devient Champcueille dans la langue romane.
Au XIVe, la majeure partie du territoire relève du roi. La seigneurie passe au XIIe siècle à messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy et propriétaire de cinq fiefs à Champcueil. D’abord marquis, puis ducs, les Villeroy possèdent cette seigneurie jusqu’en 1789, époque à laquelle elle est démembrée. Un autre fief, la seigneurie du Buisson, appartient jusqu’à la Révolution à la famille Bizemont, qui est acquis en 1471 par Mathieu de Bizemont, également propriétaire d’une partie de Loutteville et Mondeville.
Pendant la révolution, les réformes de l’Assemblée Nationale mettent fin à la primauté des nobles et du clergé sur le territoire de la nouvelle commune.
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