header

FlashInfos

Conseil Municipal : Lundi 7 juin 2010 à 20h30 à la salle du Conseil

Historique de Champcueil

CHAMPCUEIL, situé dans le Parc Naturel du Gâtinais Français, appartient à l’arrondissement d’Evry (Préfecture du département de l’Essonne) au canton de Mennecy et à la Communauté de Communes du Val d’Essonne (CCVE). La commune est très étendue, sa superficie totale est de 1635 hectares et regroupe 2630 habitants (dernier recensement de 1999).

Outre le Bourg, la commune comprend les hameaux de Beauvais et de Loutteville, ainsi que les écarts des Montcelets, de Malvoisine (ferme), de Noisement (2 fermes), du Buisson (château), des Montils, de La Padole …
Champcueil est également traversé par l’aqueduc de la Vanne, du Loing et du Lunain qui fournit de l’eau à Paris (cet aqueduc fut construit de 1867 à 1874 et mesure 157km de longueur).

La majorité des terres cultivables est consacrée à la culture des céréales, mais les activités locales actuelles sont essentiellement médico-sociales : Hôpital Georges Clemenceau, Institut Médico Educatif (IME) « Le Buisson », Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) « La Briancière », Maison de retraite « Les Jardins de Séréna ».

blason_p

Le blason évoque l’agriculture par les épis et les arbres de la proche forêt par les châtaignes. Le blason intérieur en bleu est celui de Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy.



Au XIe siècle, le territoire de Champcueil dépend du domaine royal, et appartient au comté de Corbeil qui est assigné aux reines de France, notamment Blanche de Castille et Marguerite de Provence, épouse de Saint Louis.

Au XIIe siècle, la paroisse est désignée sous le nom de Chancolia, qui devient Champcueille dans la langue romane.

Au XIVe, la majeure partie du territoire relève du roi. La seigneurie passe au XIIe siècle à messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy et propriétaire de cinq fiefs à Champcueil. D’abord marquis, puis ducs, les Villeroy possèdent cette seigneurie jusqu’en 1789, époque à laquelle elle est démembrée.
Un autre fief, la seigneurie du Buisson, appartient jusqu’à la Révolution à la famille Bizemont, qui est acquis en 1471 par Mathieu de Bizemont, également propriétaire d’une partie de Loutteville et Mondeville.

Pendant la révolution, les réformes de l’Assemblée Nationale mettent fin à la primauté des nobles et du clergé sur le territoire de la nouvelle commune.

Eglise de l'Assomption -- XIIe siècle

L’origine de cette église suscite plusieurs hypothèses, car sa taille est davantage celle d’une abbatiale ou d’une collégiale que celle d’un simple édifice paroissial.

Elle est remaniée de nombreuses fois, notamment au XIXe siècle où le clocher est diminué et sommé d’une pyramide à quatre pans.

La présence des pignons successifs, du porche, de la nef, et du choeur, contribue à harmoniser l’ensemble architectural. Les murs de la nef sont soutenus par des contreforts servant de points d’appui intermédiaires, sous formes de minces colonnettes reposant sur une plate-forme qui ceint le chevet.


photophoto

Château du Buisson - Avenue du château

La date de construction de ce château reste inconnue, mais le bâtiment est mentionné en 1471, lorsque Mathieu de Bizemont, seigneur de Mondeville et Loutteville en devient le propriétaire. Les pierres tombales ayant servi de sépultures aux sires de Bizemont sont encore visibles sous le porche de l’église.

Fortement remanié et restauré, notamment en 1824, par Antoine Louis BREGUET, horloger, l’ancien château conserve son plan général, mais des matériaux modernes remplacent les anciens lors de la réhabilitation des bâtiments.

Ceux-ci abritent aujourd’hui un institut médico-éducatif qui reçoit environ 80 jeunes handicapés.


photophoto

La tour dite Du Buisson - Forêt des Avaux

La famille BREGUET collabora étroitement à l’invention du télégraphe à cadran en réalisant les 1ers essais au château du Buisson. En devenant propriétaire du château en 1847, la fille de Louis Bréguet fit construire la Tour dite « du Buisson » pour s’adonner aux observations astronomiques. La Tour a été restaurée par le Conseil général en 1999.


photophoto

Vestiges du Télégraphe Chappe - Rue du rocher du Duc — Beauvais

Du télégraphe Chappe, seules subsistent des ruines. Les pans des murs encore visibles formaient la base d’une tour quadrangulaire de 5,50m de haut. Le système de télégraphe aérien de Chappe, dont l’installation débute en 1793 constitue alors le 1er système de télégraphe restant en usage jusqu’au milieu du XIXe.


photo

Champcueil en 1900...

Quelques clichés de champcueil en 1900...


photophotophotophotophotophotophotophoto

Borne Géodesique - Ferme de Malvoisine

Fichée au milieu des champs, cette borne fixe la position précise d’un point de triangulation géodésique. Située à une altitude de 125,30 mètres, elle marque le site le plus élevé de la région. Les points géodésiques sont des repères permettant le tracé des cartes.

En 1699, la ferme de Malvoisine sert de point de départ à l’abbé Picard qui mesure un arc méridien reliant ce lieu à Amiens, calcul aboutissant à la définition du mètre étalon.


photophoto